EscapadeJeannie Daneault

Notre Gaspésie, en 12 jours. - la suite

EscapadeJeannie Daneault
Notre Gaspésie, en 12 jours. - la suite

PARTIE 2
(La première partie de ce texte se trouve ici.)

Jour 5 : La route 132, encore. Gaspé, nous voici!
Km parcourus : 46
À voir :

  • Café des Artistes
  • Musée de la Gaspésie
  • Cinéma Le Cube
  • Bordwalk
  • On dort où? : La Merluche, Auberge de jeunesse, Gaspé


Dans une tente, même si c’est une tente prospecteur, il fait clair de bonne heure! Il est à peu près 7 h lorsqu'on décide enfin de sortir notre gros orteil de la montagne de couvertures sous lesquelles nous sommes ensevelis. Il pleut pis il fait frette! Ça fait qu’on en a profité pour se lever, ramasser nos bagages, pis aller faire un tour au chalet principal pour se réchauffer un peu avant de décoller pour la journée. On a même osé se réserver une auberge pour la prochaine nuit. Non, mais ça va faire, la pluie! Avec la température qu’il fait, on est loin d’avoir envie de défaire le Tétris de la voiture pour se faire à déjeuner. On ramasse 2-3 collations et on prend la route en se disant qu’on trouverait bien un endroit pour casser la croûte. Le paysage est couvert de brume, mais tout aussi beau. On fait un premier arrêt au Café des Artistes de Gaspé pour y dévorer une omelette en cassolette ainsi qu’un bagel au saumon fumé. C’est malheureusement juste avant de descendre de la voiture (quand il tombait environ 1mm de pluie À LA SECONDE!!!) que nous avons réalisé que le beau parapluie en forme de tournesol était resté dans l’entrée chez Griffon. Une chance qu’on a commandé un bon gros bol de chocolat chaud maison. Nos culottes imbibées ont eu le temps de sécher. Une fois notre estomac rassasié, la pluie n’avait pas cessé. Aloooors…. on est donc allé visiter le Musée de la Gaspésie! Photos, vidéos, histoire et documentation. Marc-André est enchanté par les musées. Il en a fait une lecture beaucoup plus rapide que son accompagnatrice et a même eu le temps d’aller faire de nouvelles connaissances au coin des amis. Son dessin d’hippocampe a été affiché sur le mur des célébrités. On est bien fiers.

Une fois la visite du Musée terminé, la pluie (les clous!) n’avaient toujours pas cessé de tomber. Il nous restait 2 heures à tuer avant la représentation du premier film dans la seule salle de cinéma de la région. On s’est donc stationné « avec vue sur le fleuve » pis on a profité de nos vacances. On a relaxé et on a fait un peu de lecture. Pluie, pluie, pluie. Film.

Comme un miracle, on est sorti du cinéma et la pluie avait presque cessé. Presque. Parce que dans le fond, les gouttes de pluie ne tombaient plus, mais elles étaient tout de même en suspension dans les airs! On est presque encouragés. On est allé faire une petite balade sur le bord du fleuve pour essayer de s’imprégner un peu de la vie de Gaspé. Rien à faire, les gouttelettes décident de recommencer leur descente vers le sol. Vivement l’auberge. Une chambre, un beau grand lit, des couvertes en masse et … un calorifère! On est aux anges! On laisse la pièce bouillir et on descend à la cuisine se faire une bouffe digne de châteaux! Même notre salade était faite à base de fines herbes et de fleurs comestibles du jardin. Sacré Jeannie, elle a pensé à tout dans cette glacière!

On rencontre un mec de Montréal qui a remarqué nos vélos sur le toit de l’auto ainsi qu’un couple du Centre-du-Québec (on est excités). Épuisés de notre longue journée à ne (presque) rien faire, on va se blottir sous les draps du lit tout chaud pour écouter un film : « Sea world »,  partie 1. Partie 1 parce que, vous l’aurez deviné, Jeannie s’est endormie avant la fin…

 

Jour 6 : La route 132, encore, mais par l’autre bord!
Km parcourus : 206
À voir :

  • Parc Forillon
  • On dort où? : Camping du Cap-Rouge, St-Georges-de-Malbaie (Percé)

Ok GUYS! Il ne pleut pas ce matin. Bonne nouvelle! Après un copieux petit déjeuner si bien cuisiné à la Merluche, on prend une grande décision. Franchement, pluie ou pas-pluie, on ne pouvait pas faire le tour de la Gaspésie sans même aller toucher au bout de la terre Québécoise! Et hop, dans l’char! Pogne la 132, encore. Mais ce matin, par l’autre bord! On retourne au Parc Forillon! Au bout d’une 30 aine de minutes (et/ou de km!) plus tard, on était à Cap-aux-Os, entrée officielle du Parc National côté Sud. Une fois les droits d’entrée acquittés, vous l’aurez deviné… Il s’est mis à mouiller! Armés de notre plus grande admiration envers les beautés de la Nature, nous avons roulé jusqu’au bout… du monde! Surprise : la route du parc côté sud ne rejoint pas la route du parc côté nord. Parle-moi d’une belle idée! On trouvait d’ailleurs étonnant que si peu de voitures se trouvaient à cet endroit au même moment que nous… Demi-tour! On retourne à l’entrée pour mieux reprendre la 132 et rejoindre l’entrée du parc côté nord. Malgré la pluie, la brume, le brouillard et les nuages (oui, il y avait tout ça!) on peut quand même sentir la puissance de ce Parc peu importe de quel côté nous nous trouvons. Belvedères, vues impressionnates, relief escarpé. Tout est présent pour admirer la force du créateur de la Terre.

Compte tenu de la météo, notre journée au Parc Forillon s’est vue écourtée de quelques heures. On fait une petite visite au Centre d’interprétation avant de reprendre la route.  Jeannie embrasse un ours et fait la rencontre d’une écrevisse, de quelques étoiles de mer ainsi que de plusieurs autres espèces. Vérification GPS effectuée, on est à 15 minutes de route de Griffon Aventure. On fera donc le détour pour retourner chercher le beau parapluie jaune en forme de tournesol. (Ce n’est pas comme si on n’en avait pas besoin!) On retourne ensuite par Rivière-au-Renard pour reprendre la route en direction de Percé.

Le temps s’éclaircit, on est gonflés de confiance. On s’arrête donc à Cap-Rouge pour réserver notre premier terrain de camping! Il faut bien que ça serve, cette belle tente là! Voiture stationnée, on décharge, on s’installe. La tente est tout assemblée et notre lit est bien monté. Il est 15 h et il commence à mouillasser. Bien qu’on meure d’envie de se faire une bonne grillade sur le feu, on se convainc facilement de s’accorder du bon temps au restaurant. Après tout, il pleut et c’est les vacances! C’est à ce moment précis qu’on réalise que ce n’est pas parce que l’adresse indique « Percé » qu’on est à proximité du Rocher! Cette belle grande « ville » s’étend maintenant sur un territoire de 427,94 km2 regroupant les villages entre St-Georges-de-Malbaie jusqu’à Cap-d’Espoir.  À part l’épicerie (lire le mini-dépanneur à l’entrée du camping) et le restaurant du Motel situé à 5km d’où l’on se trouve, on est pas mal au beau milieu de nulle part. Que dis-je! Au beau milieu de la Gaspésie… Au point où on en est, ce n’est pas 30 minutes de route qui nous font peur! On part à l’aventure. C’est ce soir qu’on aura le plaisir de rencontrer LE fameux Rocher percé. C’est une impressionnante structure qui nous fait perdre le souffle lorsqu’on l’aperçoit, dès notre entrée dans la ville! Éblouis et en admiration, on s’empresse de troquer le Subaru pour notre imperméable. Lorsque la pluie devient trop forte, on en profite pour aller déguster une bonne bière à la Microbrasserie Pit Caribou en attendant la prochaine accalmie. On marche la ville, on s’approche du monstre et on a envie de figer sur le quai. Les pêcheurs y sont tous installés prêts à récolter leur prochain maquereau. On est bien. Au moment où la faim nous tenaille à ne plus être capable de garder patience, on se choisi une table où nous dégusterons une entrée de saumon fumé à Émile ainsi qu’une bonne pizza aux fruits de mer! C’est probablement une déformation de notre dernier voyage en Italie qui nous a fait faire un tel choix. La bedaine pleine, on retourne voir le Rocher, avant de retourner à Cap-Rouge pour se coucher!

Jour 7 : Percé !
Km parcourus : 100.5
À voir :

  • Rocher Percé
  • Randonnée pédestre au Mont Ste-Anne
  • Spectacle de cirque à la place Suzanne Guité
  • On dort où? : Camping de la Baie de Percé, Percé

Il est environ 6 h 15 quand Jeannie réalise que même en vacances, son corps reFUse de se lever tard. Tactique utilisée : sortir de la tente au plus vite pour ne pas réveiller Marc-André avant 7 h. C’est le règlement… Il y a de la rosée partout, c’est humide. Une seule chose à faire : cuisiner le déjeuner. Il est 7 h PILE quand Marc-André est forcé de se lever pour aider au transport de la casserole de chocolat chaud bouillant… Le tout sera accompagné d’un gruau à l’érable et de délicieuses toasts au Nutella. Classique. Pour dessert (oui, au déjeuner aussi on a droit à un dessert…) on a dégusté de délicieuses cerises de saison. Les noyaux nous ont servi à faire un concours de sling shot confectionné par Raphaëlle, en Gaspésie aussi, plusieurs années dans le passée…

On range, on s’habille et on est excités de retourner voir le rocher percé. Si bien qu’on oublie de réserver le terrain de camping pour la prochaine nuit. La route sinueuse est parfaitement belle (impression de déjà vu). On fait un premier arrêt à la plage de Coin-du-Banc. Bien que le soleil semble vouloir se pointer le bout du nez, notre courage n’est toujours pas assez fort pour nous convaincre de nous baigner. On repart dans les quelques minutes suivant notre arrivée. Contrairement à la veille, on se stationne à l’entrée de la ville et on parcourt les environs du rocher dans toutes les directions. On y découvre un sentier de randonnée derrière l’église qui nous mènera au sommet du Mont Ste-Anne. Au total, cette petite escapade nous offre 7 belvédères avec vue différente sur cette minuscule ville accompagnée de son rocher et de l’Ile Bonaventure.

Il est 13 h 30, on allume : le camping! Après un p’tit coup de fil pour expliquer la situation, on est contraint de retourner à Cap-Rouge chercher notre équipement, car le terrain a été réservé par un nouveau visiteur. Ce qu’on est bête! Allé. Retour. C’est un mal pour un bien. Ce soir, on dormira directement au cœur de la ville, au camping Baie de Percé. À notre re-re-retour à Percé, on s’aperçoit que la marée est descendue et qu’il est possible de traverser jusqu’au rocher. Excités, on y accourt en remarquant que chacune des personnes présentes sur les lieux sont en fait sur leur chemin de retour. On nous informe que la marée est montante et qu’il nous reste que quelques minutes pour en profiter. Pendant que Marc-André pense à ses orteils qui seront gelés, Jeannie a déjà enlevé ses souliers et fait quelques pas dans l’eau en promettant à son homme de lui masser les pieds à notre retour en terre ferme. On est a Percé et on repart demain matin, ce n’est pas vrai qu’on va manquer l’occasion d’aller toucher au Rocher BON. Allé. Retour. 15 minutes, top chrono. Note : courir sur les roches, dans l’eau glacée, ça ne fait pas du bien. On remet nos chaussettes, massage, marche, visite. On observe les fous de bassan plonger tête première en mer pour faire leur pêche miraculeuse. Grâce à eux, il nous vient une envie de se faire un énorme filet de saumon grillé sur le feu accompagné d’un sauté de légumes à la Dijon pour souper. C’est dé.li.cieux! On fait la vaisselle avec un taux d’alcoolémie sanguine qui dépasse probablement 0.08% puis on se rend au quai pour admirer le coucher de soleil qui reflète sur le rocher. WOW. On socialise avec les pêcheurs, il fait encore beau, on est heureux. On mange une crème glacée et notre attention est détournée par un spectacle de cirque au bord du fleuve. On revient au campement et profiter du reste de feu qui crépite encore…

 

Jour 8 : La route 132, vers Bonaventure
Km parcourus : 136 en auto, 8 en rando et 20 à vélo! 
À voir : 

  • Val d’Espoir
  • Microbrasserie Pit Caribou et Resto de la vieille usine à l’Anse-à-Beaufils
  • Quai de l’Anse-à-Barbe à Anse-à-Gascoux
  • Tunnel de la voie ferrée à Port-Daniel
  • On dort où? : Camping Plage Beaubassin, Bonaventure


Hop! Réveil, déjeuner, vaisselle, douche, bagages, Tétris, Subaru, Aurevoir Percé. On roule jusqu’à l’Anse-à-Beaufils en prenant soin de faire un détour par Val d’Espoir où il y a, semble-t-il, une épicerie fine offre les produits de la région. On n’a pas trouvé.  Après avoir fait nos provisions à la Microbrasserie Pit Caribou, la vraie, on s’est permis une petite collation au resto de la vieille usine. L’endroit est charmant et sympathique. Les voiliers sont nombreux à être amarrés à cet endroit. On se sent bien.

La journée est jeune et on a encore beaucoup à découvrir. On reprend la route jusqu’à l’Anse-aux-Gascous où on ira faire un tour au Quai de l’Anse-à-la-Barbe, une suggestion de Jean-Charles. L’endroit est isolé, très petit et tranquille. On se demande presque si les installations ne sont pas abandonnées… La vue est différente, le moment est particulier. On se sent seuls au monde. On y retournera certainement avec un petit balluchon rempli de provisions pour le bedon…

Notre prochain arrêt sera à Port Daniel où nous découvrirons le tunnel de la voie ferrée. Malgré que l’affichage soit clair, on nous informe qu’il n’y a plus de trains qui passent à cet endroit. C’est le cas de le dire, la voie est libre. Après avoir pris 62 photos de l’endroit, on engage nos premiers pas de tunnel sombre. Main dans la main, Marc-André se plaint de ne plus sentir sa circulation sanguine quand Jeannie réalise que sa vue serait nettement meilleure (et qu’elle aurait surement moins peur!) si elle enlevait ses lunettes fumées…  

Au-dessus du tunnel, un parcours est bien aménagé. Sentier boisé, escaliers, belvédères. On est au bord du fleuve, encore une fois, nos yeux sont gâtés. C’était notre dernier arrêt avant d’arriver au Camping Beaubassin à Bonaventure. Une fois bien installés, on profite du restant de soleil qui reste pour aller dérouiller les vélos. En moins d’une heure, nous avions parcouru une 20aine de km et nous avions eu le temps d’arrêter à la poissonnerie nous acheter une livre de p’tites crevettes pour le souper. On se demande encore si nous avons mangé un spaghetti sauce rosé aux crevettes ou des crevettes sauce rosée au spaghetti… Chose certaine, c’était dé.li.cieux! Le camping est installé sur une pointe. D’un côté la marina, de l’autre, la mer. Après avoir fait la vaisselle, nous sommes allés faire une balade découverte des lieux. Au bout de la pointe, des pêcheurs sont installés sur le quai et profitent du coucher du soleil pour se révéler leurs « secrets spots ». Il fait encore beau (on est vraiment chanceux!), on est plus que bien. Une grosse boule de gratitude remplit notre dedans. La vue est encore une fois impressionnante, on est choyés.

Le site est très venteux et pas très approprié pour faire un feu. À la tombée de la nuit, on en profite pour écouter « Sea world », partie 2. On discute sur la vie des animaux en captivités et on se planifie une visite au Bioparc pour le lendemain matin… 

À suivre!